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IMG_5255C Pierre Alechinsky. 1927. The emerging green. Brussels. Royal Museums of Fine Arts of Belgium.

Pierre Alechinsky. 1927. Le vert naissant. Bruxelles. Musées Royaux des Beaux Arts de Belgique.

Pierre Alechinsky. 1927. The emerging green. Brussels. Royal Museums of Fine Arts of Belgium.

Vert naissant ? Ver grandissant ? Ver mourant ? Publicité pour un vermifuge ?

Emerging green? Growing worm? Dying worm?
Advertising a wormer?

L’ART CONTEMPORAIN D’ÉTAT : UN PROBLÈME DE SOCIÉTÉ.

"Un secret d’État : le coût de l’Art Contemporain. Le public est à la fois le banquier et l’otage du système d’art étatisé. Le prix payé par un musée français, avec l’argent public, n’est ni communiqué ni communicable… L’art est une affaire de professionnels, une perle qui ne doit pas être remise au cochon de payant : le public. Ce qui en régime démocratique pose quand même problème."
Christine Sourgins Les Mirages de l’Art Contemporain. La Table Ronde 2018

1° L’art insincère.
2° Le dogme de l’art qui doit déranger.
3° Retour aux "Lumières"

1° L’ART NON SINCÈRE

Une des impressions dominantes que l’on retire d’une visite dans un musée d’art contemporain c’est que le Non-Art Contemporain Officiel est totalement insincère.
La sincérité de l’artiste est une condition, certes pas suffisante, mais absolument nécessaire de l’art. On voit bien dans les arts anciens, quand le peintre, même talentueux, ne croit plus à ce qu’il peint. Ce ressenti se rencontre très clairement dans l’art religieux, à certaines époques, chez certains artistes. Dans l’art ancien, c’est un phénomène individuel et conjoncturel.
Par contre dans les musées d’art contemporain officiel, ce phénomène est général et structurel : le spectateur baigne dans une atmosphère de mensonge constant, d’artifice contraint, de cabotinage hypocrite. C’est exactement le sens du titre de l’ouvrage de Aude de Kerros "L’Imposture de l’art contemporain" Eyrolles 2017.
L’art beau et compréhensible par les peuples ce n’est pas le problème des "artistes" contemporains de l’art officiel. Leur seul centre d’intérêt, évident aux yeux du visiteur, c’est leur réussite sociale. Ces artistes peignent, sculptent ou "installent" pour entrer au musée. Toute sincérité est évacuée comme dangereuse pour la réussite de cette entreprise. Il faut remplir le cahier des charges des conditions pour être admis par les sélectionneurs, faire à tout prix, du nouveau et du laid, et parvenir à la provocation la plus absolue.
Il est manifeste que l’authenticité, reste sur le bord de cette route imposée à la création artistique. Certains opportunistes s’en accommodent parfaitement, car c’est un cahier des charges qui n’exige aucun talent proprement artistique. D’autres, certainement nombreux, se contraignent pour obtenir la reconnaissance publique. D’autres encore refusent de jouer ce jeu et n’entrent pas dans les musées. Ces contraintes et ces refus ont certainement un coût esthétique au niveau de la société globale.
C’est le même portrait qui peut être dressé, pour ceux qui cooptent les artistes, qui achètent et qui commentent les oeuvres, qui administrent tout ce secteur de l’art d’Etat, ou y participent.
Tout un personnel compétent, intelligent, sérieux, mais déterminé à prendre n’importe quelle décision à la seule condition qu’elle soit dans la ligne. Et pour n’importe quel prix, alors que c’est le contribuable qui paie, en France, et dans toute l’Europe également. Ces administrateurs de l’art d’Etat sont formés aussi à tenir n’importe quel discours, d’apparence intelligente, "conceptuel", mais le plus insincère, inauthentique, qui soit, pour réussir dans leur domaine de "servants" de l’art contemporain. La carrière est à ce prix.
La Sincérité était un critère de l’esthétique européenne du passé. Peu importait que la croyance soit fausse ou vraie, ou plus ou moins vraie, peu conforme à la rationalité telle que notre époque la conçoit. C’est un fait historique que toutes les grandes religions ont été, pendant des millénaires, à l’origine d’un art authentique, sincère, beau, significatif , partagé avec les peuples et reconnu par le temps. L’évidence est qu’ avec l’Art Contemporain Officiel, la sincérité est morte, et le partage avec elle bien sûr. La fréquentation des musées d’art contemporain, démontre qu’aucun courant ne passe entre les artistes, leurs mécènes officiels et la majorité du public en situation de pouvoir décider librement de ses activités. Une situation que les appels récurrents lancés au public d’avoir à participer tentent de masquer.
"La majorité des opposants à l’art contemporain est totalement invisible et sans voix. Artistes et amateurs qui la composent font comme si l’Art Contemporain n’existait pas. Ils considèrent qu’il est si nul qu’il n’est pas nécessaire d’y accorder la moindre attention, ni de faire le moindre effort critique."
Aude de Kerros L’Art Caché. Eyrolles 2013.
Ces opposants ont raison quant à la nullité de l’art contemporain officiel. Mais ils ont tort de rester sans voix, car cet art est un révélateur de l’état d’esprit des élites gouvernantes. Les gouvernés doivent se préoccuper très attentivement des visions de l’art et du monde de leurs gouvernants, car elles les concernent directement. Le "Massacre des Innocents" est une situation d’actualité, pas seulement une anecdote du Nouveau Testament. Une élite idéologique et politique qui a fait profession de foi de massacrer le beau, le sens, la sincérité, l’art en général, et proclame son droit à déranger les peuples, est suspecte.

2° LE DOGME DE L’ART QUI DOIT DÉRANGER

Cette insincérité du Non-Art Contemporain officiel s’explique elle même par une doctrine, une systématique hautement proclamée, d’une totale intolérance : Le dogme de l’art qui doit déranger.
"Pour moi, l’art doit questionner et déranger. il propose une interprétation du réel qui doit interpeller. Pas de jolies couleurs et des tapisseries à fleurs." Annette Messager dans "Libération". Citée par Aude de Kerros dans "L’Art Caché".
"Pour moi" est un début infiniment suspect dans un discours sur ce que l’art en général doit être. L’art n’est pas fait "pour moi". L’art n’est pas fait pour le moi de l’artiste. L’art n’est pas fait pour le moi des intellectuels qui se prononcent sur l’art et l’imposent comme la seule vérité révélée. L’art est fait pour les peuples. Il est une communion, un partage, entre les élites, les artistes et les peuples. Avec tout ce que cela suppose de compromis, c’est à dire d’acceptation du point de vue des autres. L’artiste ne peut pas se contenter de faire de "l’art pour moi". Il doit créer de l’art pour les autres.
Mais le comble du totalitarisme est cette proclamation que l’art a le devoir de déranger.
Effectivement, l’art PEUT questionner et déranger. Cette affirmation est raisonnablement démocratique. Rien ne s’oppose à la recherche d’esthétiques nouvelles quand à leur fond ou à leur forme d’expression. Rien ne s’oppose à ce qu’un art puisse questionner, interpeller, être l’expression des laideurs et absurdités de la société ou de la vie. Rien ne s’oppose à ce que cet art particulier rassemble autour de lui ceux que le dérangement des certitudes aimables et tranquilles stimule. Cet art concernera seulement ceux qui aiment être dérangés. Et il faudra veiller à ce qu’il n’importune pas ceux qui souhaitent ne pas être dérangés.
En effet, l’art ne DOIT pas questionner et déranger. Cette affirmation est absolument totalitaire, car elle méprise les droits de tous ceux qui ne veulent pas être dérangés. Tous ceux qui ont le droit de préférer les "jolies couleurs et les tapisseries à fleurs" aux champignons atomiques et autres laideurs et absurdités de l’art ou du non-art qui dérange. Il n’est pas déraisonnable de revendiquer le droit à l’existence d’un art qui dérange, à condition qu’il ne s’instaure pas en un art obligatoire. Les droits d’une personne ou d’une collectivité sont toujours limités par les droits des autres personnes et des autres collectivités particulières composant la société globale. Le droit à l’art qui dérange est un droit comme les autres, limité par le devoir de respecter les droits du public qui préfère l’art qui rassemble et qui fait rêver. Chacun a le droit d’aimer les cauchemars mais personne n’a le droit d’imposer ses cauchemars aux autres.
Ce dogme de "l’art qui doit déranger" a toutes les caractéristique du langage intolérant de certaines doctrines religieuses dont les fanatiques sont incapables d’admettre et de comprendre qu’une foi en un Dieu véritable peut passer par d’autres chemins que le leur, et exposer d’autres vérités que celles en lesquelles ils croient. Il n’est plus question de foi en un Dieu révélé, mais ce dogme est l’expression d’une foi en l’Art révélé, qui est la traduction dans le domaine de l’esthétique d’une idéologie plus globale. Le fanatisme s’est désacralisé, en Occident, mais il demeure identique à lui-même et est toujours aussi dangereux pour les libertés.
La Provocation est un des principes fondateurs caractéristiques de l’art contemporain officiel. Si on veut comprendre l’art contemporain officiel et même un certain art des rues (celui des tags vandales) il faut penser sur le même terrain que lui. La provocation appelle la provocation. C’est d’ailleurs pourquoi l’art contemporain officiel, art d’état, supra-étatique, art caractéristique de notre actuelle civilisation occidentale révèle un état d’esprit inquiétant des élites et pose un très réel problème de société.
Les thuriféraires de l’art contemporain officiel qui imposent ce non-art sans aucune consultation des peuples, sans aucun débat public, et qui traitent leurs adversaires, de manière diffamatoire, d’attardés, de fascistes et de racistes ne récoltent que ce qu’ils sèment.

3° RETOUR AUX "LUMIÈRES"

L’art insincère qui doit déranger, provoquer le public, le défier, s’explique par le même fil d’Ariane qui permet de comprendre les arts du passé européen et ceux des autres civilisations : l’idéologie qui l’inspire.
L’Art d’une société est nécessairement la traduction de la vision du monde des élites idéologiques et politiques qui le proposent ou l’imposent. Il faut donc s’intéresser à cet art qui proclame son droit de déranger les peuples, et son droit à imposer aux populations, sans consultation aucune, une esthétique du laid de l’absurde et de la provocation.
Ce discours sur l’Art qui "doit provoquer le public" est caractéristique de la doctrine même des "Lumières" qui pose comme principe que les peuples vivent dans l’ombre de l’ignorance, et que l’intelligence doit venir des Illuminés qui sont au sommet de la pyramide. La nouvelle révélation c’est que la Vérité ne vient pas du Saint Esprit mais de la Raison humaine incarnée par les Initiés d’ une petite "avant garde éclairée". "L’avant garde éclairée du prolétariat" rappelle les souvenirs de l’ échec mondial du communisme au plan économique. Pas vraiment un échec politique, mais une impasse économique totale à long terme. Cette même avant garde éclairée triomphe absolument dans l’Occident capitaliste et libéral qui, en un peu plus d’un demi-siècle, a défait la version communiste des "Lumières". Cette avant-garde banquière et marchande se dissimule beaucoup plus subtilement que celle étatique du Parti Unique. Elle cultive l’Ombre des Loges les plus diverses, tout en se réclamant des Lumières.
"L’art qui doit déranger" est d’autre part la conséquence de l’obsession révolutionnaire de la Table Rase et de celle plus récente de la Nouveauté. L’Art Ancien a toujours été conçu par les élites comme un art qui doit rassembler les populations autour d’une culture, religieuse ou profane, actuelle et actualisée, mais qui plongeait ses racines dans le passé, plus ou moins lointain, de la civilisation européenne.
L’Art Contemporain Officiel qui dérange prend donc exactement le contrepied des conceptions esthétiques de la civilisation européenne. Il veut effacer le passé des hommes. Il est le témoignage d’une opposition systématique à toute l’éthique et l’esthétique des générations précédentes. Cette doctrine est absurde, destructrice, asociale et anti-démocratique, par son absolu dogmatisme qui consacre les droits d’une certaine élite aux dépens de ceux des peuples.

Les sociétés anciennes sous l’influence notamment de toutes les grandes religions, pensaient en termes de devoirs. Il était parfaitement clair pour tout le monde que les devoirs des hommes étaient aussi l’assise de leurs droits. Tu ne tueras pas a pour corollaire direct le droit à la vie.
Naturellement les Lumières révolutionnaires ont pris le contre-pied de cette vision du monde et les Déclarations des Droits de l’Homme ont remplacé les Commandements et autres Tables de la Loi.
Mais contrairement au discours officiel les droits ne sont pas équivalents pour tout le monde. Les Éclairés ont, par définition même, des droits supérieurs à ceux des peuples, et notamment celui d’imposer en tout leurs doctrines. La boucle est bouclée qui va d’une conception abusivement élitiste des Lumières à l’art d’état, insincère, qui revendique le droit de déranger le grand public. Cherchez l’Idéologie et vous comprendrez l’art ou le non art d’une société.
Comme le souligne Aude de Kerros dans "l’Art caché" : "On le constate tous les jours, une grande partie du public d’aujourd’hui se sent plus contemporain de Monet que de Sophie Calle". L’Art Contemporain officiel est un échec manifeste de la communication. Ce désintérêt du grand public, qui se presse pourtant dans les musées des Beaux Arts, est l’un des problèmes sérieux que pose le Non-Art Contemporain, pas seulement esthétiquement, mais politiquement, démocratiquement, pour cette raison même qu’il est un art officiel.
C’est seulement désagréable, quand une minorité de névrosés soulage ses tendances anarchiques et son agressivité en graffitant des laideurs stupides sur les murs des villes ou des voies de communication. Car l’art officiel, laid, absurde et provocateur est contagieux.La provocation des rues répond à la provocation des sommets de la pyramide.
Ce serait sans importance qu’une communauté particulière décide de se distinguer en inventant pour son usage privé un non-art, laid, absurde et insincère. Cela resterait du domaine de la liberté individuelle et collective. Sous réserve des interrogations récurrentes sur les mécanismes financiers sous-jacents, les fraudes fiscales actives, et les subventions publiques constantes, l’Art Financier du Marché International, l’art des grandes Fondations Internationales comme la Guggenheim Fondation, l’art fabriqué par les grandes entreprises de ventes aux enchères, qui demeure dans le domaine privé, peut être compris, accepté au titre d’une liberté individuelle. Une liberté du commerce, plus qu’une liberté artistique, mais pourquoi pas? Libre au milliardaire d’acheter très cher une toile uniformément bleue avec juste un point rouge au centre. Voire même une œuvre passée ensuite, après l’achat, à la déchiqueteuse, par l’artiste lui même, histoire de rire. Ces comportements ubuesques ne nuisent à personne.
Par contre un art laid, absurde et insincère, artificiel et mensonger, provocateur et dérangeant, installé au niveau des gouvernants, payé par les gouvernés, sans aucune consultation ni contrôle possible par les élus locaux, régionaux et nationaux, constitue un problème de société, un problème de démocratie.
Comme l’écrit Christine Sourgins dans "les mirages de l’Art Contemporain", "la République (Française) a inventé un absolutisme artistique". Elle rappelle que le peintre Georges Mathieu a demandé la suppression du ministère de la Culture, avec sans doute quelque raison alors que "le prix payé par un musée français, avec l’argent public, pour l’acquisition d’une oeuvre contemporaine n’est ni communiqué ni communicable".
Cet Art Contemporain, en France, est en effet essentiellement un art d’État.
C’est le Général de Gaulle et son ministre de la Culture André Malraux qui fondent en France l’art d’Etat. L’idée n’était pas nouvelle, c’était la pensée de Louis XIV qui était réactivée après la grande période de liberté et de pluralisme de l’Art Moderne, entre 1815 et la deuxième guerre mondiale.
Avec cette différence considérable cependant que Louis XIV n’avait de pouvoir que sur l’art de Versailles et de quelques demeures royales. L’aristocratie, la bourgeoisie, l’Eglise commanditaient librement l’art qui leur convenait et les provinces étaient très loin de Paris. Sous Louis XIV il y avait seulement l’art du roi, et le roi de France n’était pas encore l’Etat.
Dès l’élimination de De Gaulle, à la suite de la fausse révolution de mai 1968, son successeur, Georges Pompidou, un homme formé par la Banque Rothschild, utilise les institutions gaulliennes pour les mettre au service de l’idéologie des Lumières mondialistes. C’est ainsi qu’est créé le Centre Pompidou, (Centre National d’Art et de Culture): le musée modèle d’Art Contemporain sur lequel tous les musées ou les sections art contemporain des musées français vont devoir s’aligner. Un Ministère de la Culture a vite tendance à devenir le ministère de la culture et de l’art correct, conforme à l’idéologie qui sous-tend l’État.
Christine Sourgins (Les Mirages de l’Art Contemporain) et Aude de Kerros (L’Imposture de l’Art Contemporain ) décrivent très bien les mécanismes par lesquels l’Art Contemporain est imposé en France. "L’art dominant s’est fonctionnarisé, il se décrète dans les bureaux et les commissions. Les experts de l’AC pratiquent le fonctionnariat total : serviteurs de l’État, ils cumulent les fonctions. Ils sont au gré des carrières conservateurs de musée, directeurs de centre d’art, commissaires d’expositions, historiens d’art, critiques, professeurs à l’université, piliers des commissions d’achats, membre des jurys des écoles d’art…ou d’une ONG comme l’ Association Internationale des Critiques d’Art. Les décisions de la DAP (Délégation aux Arts Plastiques) sont prises par des administrateurs sans aucun contrôle de leur compétence que la cooptation, sans contre pouvoirs ni instances à rendre compte…Ces fonctionnaires ont la maîtrise des achats (FNAC Fonds National d’Art Contemporain et FRAC au niveau régional)… La bureaucratie culturelle est sans complexe puisqu’il est couramment admis que la vocation des aides de l’État est de "favoriser la création même mauvaise". Qu’elle soit contemporaine suffit à tout justifier". Christine Sourgins.
En Europe continentale aussi l’Art Contemporain est souvent une affaire d’état. Par contre dans les pays anglo-saxons cet art passe beaucoup par les canaux des grandes fondations privées internationales. En réalité privé ou public, d’état ou de fondation, le problème est le même : c’est toujours un art accrédité, dont la plus grande partie des fonds est publique, directement quand il provient des impôts, indirectement quand il prend la forme d’avantages fiscaux ou de subventions consentis par les états.
Que les entreprises privées pompent l’argent des milliardaires avec du Non-Art, peut rester affaire privée. Mais l’Etat démocratique libéral ne doit pas être laissé libre de faire du Non-Art contre sa population et à ses frais. L’Art Contemporain est né d’une politique publique de mépris du grand public, avec l’argent du grand public. Il a bien des points communs avec un autre non-art: celui des gangs de rue, et ce n’est pas un hasard mais précisément le résultat de leur mépris commun pour les peuples.

THE CONTEMPORARY ART OF STATE: A PROBLEM OF SOCIETY.

"A State Secret: The Cost of Contemporary Art The public is both the banker and the hostage of the state-owned art system The price paid by a French museum, with the public money, does not is neither communicated nor communicable … The art is a business of professionals, a pearl that should not be given to the pig paying: the public.What in democratic regime is still a problem.
Christine Sourgins The Mirages of Contemporary Art. La Table Ronde 2018

1° The Insincere Art.
2° The dogma of art which must derange.
3° Return to the "Lights"

1 ° THE NON-SINCERE ART

One of the dominant impressions of a visit to the Museum of Contemporary Art is that the official contemporary Non-art is totally insincere.
The sincerity of the artist is a condition, certainly not sufficient, but absolutely necessary in art. We see clearly in the ancient arts, when the painter, even talented, no longer believes in what he paints. This feeling is very clearly encountered in religious art, at certain times, in certain artists. In ancient art, it is an individual and conjunctural phenomenon.
On the other hand, in the museums of official contemporary art, this phenomenon is general and structural: the spectator bathes in an atmosphere of constant lie, of constrained artifice, hypocritical cabotinage. This is exactly the meaning of the title of Aude de Kerros’ book "The Imposture of Contemporary Art" Eyrolles 2017.
Art beautiful and understandable by the people is not the problem of contemporary "artists" of the official art. Their only interest, evident to the visitor, is their social success. These artists paint, sculpt or "install" to enter the museums. Any sincerity is evacuated as dangerous for the success of this company. The specifications must be filled with the required conditions to be accepted by the selectorss : create non-art, ugly, absurd, and as provocative as possible.
It is obvious that the authenticity, remains on the edge of this road imposed on artistic creation. Some opportunists are comfortable with it because it is a set of specifications that does not require any artistic talent. Others, certainly numerous, constrain themselves, to obtain public recognition. Still others refuse to play this game and do not enter museums. These constraints and these refusals certainly have an aesthetic cost at the level of the global society.
It is the same portrait that can be drawn, for those who coopt the artists, who buy and comment on the works, who administer the whole sector of State art, or participate in it.
An staff competent, intelligent, serious, but determined to make any decision on the only condition that it be in line. And for any price, when it is the taxpayer who pays, in France, and throughout Europe also. These administrators of the State Art are also trained to hold any speech, of intelligent appearance, "Conceptual ", but the most insincere, inauthentic, that is, to succeed in their domain of "servants " of contemporary art. The career is at that price.
Sincerity was a criterion of the European aesthetics of the past. It did not matter whether the belief was false or true, or more or less true, not conformable to rationality that our time conceives. It is a historical fact that all the great religions have been, for millennia, the origin of an authentic, sincere, beautiful, meaningful art, shared with peoples and recognized by time. The obvious is that with the official contemporary Art, sincerity is dead, and sharing it with her of course. The attendance of contemporary art museums shows that there is no current between artists, their official patrons and the majority of the public in a position to freely décide on its activities. A failure of the communication that the recurring invitations to participate attempt to conceal.
"The majority of opponents of contemporary art are totally invisible and speechless. Artists and amateurs make it as if contemporary Art did not exist. They consider it so null that it is not necessary to pay any attention to it, nor to make any critical effort. "
Aude de Kerros hidden Art. Eyrolles 2013
These opponents are right about the nullity of official contemporary art. But they are wrong to remain speechless, because this art is a revealer of the state of mind of the ruling elites. The governed must be very attentive to the visions of art and the world of their rulers, because they concern them directly. The "Massacre of Innocents" is a topical situation, not just an anecdote of the New Testament.
An ideological and political elite who has made profession of faith to massacre beauty, meaning, sincerity, art in general, and who proclaims his right to derange the peoples, is suspect.

2 ° THE DOGMA OF ART THAT MUST DERANGE

This insincerity of the official Contemporary Non-Art is itself explained by a doctrine, a highly proclaimed systematic, of a total intolerance: The dogma of the art which must disturb.
"For me, art must question and derange, it proposes an interpretation of the real that must put question, no pretty colors and floral tapestries." Annette Messager in Liberation. Cited by Aude de Kerros in "l’Art caché".
"For me" is an infinitely suspect beginning in a discourse on on what art in general should be. Art is not made "for me". Art is not made for the artist’s self. Art is not made for the self of intellectuals who pronounce on art and impose it as the only revealed truth. Art is made for peoples. It is a communion, a sharing, between elites, artists and peoples. With all that implies compromise, ie acceptance of the point of view of others. The artist can not be satisfied with making "art for me". He must create art for others.
But the height of totalitarianism is this proclamation that art has the duty to derange.
Indeed, art CAN question and derange. This statement is reasonably democratic. Nothing opposes the search for new aesthetics when to their bottom or in their form of expression. There is nothing to prevent an art from questioning, disturbing, being the expression of the ugliness and absurdities of society or life. There is nothing to prevent this particular art from gathering around it those which the disturbance of the kind and tranquil certainties stimulates. This art will only affect those who like to be disturbed. And it will be necessary to ensure that it does not annoy those who wish not to be deranged.
Indeed, art MUST NOT question and derange. This statement is absolutely totalitarian, because it despises the rights of all those who do not want to be disturbed. Everyone who has the right to prefer "pretty colors and floral tapestries" to atomic mushrooms and other ugliness and absurdities of the art or of the non-art that disturbs. It is not unreasonable to claim the right to the existence of an art which disturbs provided that it does not establish itself in a compulsory art. The rights of one person or one community are always limited by the rights of other people and other particular communities that make up society as a whole. The right to art that derange, is a right like others, limited by the duty to respect the rights of the public who prefers the art that brings together. The right to art that disturbs is a right like others, limited by the duty to respect the rights of the public who prefers the art that brings together and makes you dream. No one has the right to impose their nightmares on others.
This dogma of "art that must derange" has all the characteristic of the intolerant language of certain religious doctrines whose fanatics are unable to admit and understand that a faith in true God can go through other ways than theirs. , and expose other truths than those in which they believe. There is no longer any question of faith in a revealed God, but this dogma is the expression of a faith in the revealed Art, which is the translation in the field of aesthetics of a more global ideology. Fanaticism has desacralized itself in the West, but it remains identical to itself and still dangerous for liberties.
The Provocation is one of the founding principles of official contemporary art. If one wants to understand the official contemporary art and even some street art (that of the vandal tags) one must think on the same ground as them. Provocation calls provocation. This is why official contemporary art, state art, supra-state, characteristic art of our current Western civilization reveals a disturbing state of mind of the elites and poses a very real social problem. The thuriférares of the official contemporary art who impose this non-art without any consultation of the peoples, without any public debate, and who treat their adversaries, in a defamatory manner, as retardeds, fascists and racists way only reap what they sow.

3 ° BACK TO THE "LIGHTS"

The insincere art that must derange, provoke the audience, challenge it, is explained by the same breadcrumb trail that makes it possible to understand the arts of the European past and those of other civilizations: the ideology that inspires it. The Art of a society is necessarily the translation of the worldview of ideological and political elites who propose or impose it. We must therefore be interested in this art which proclaims its right to disturb the peoples.
This discourse on "Art which is to derange the public" is characteristic of the very doctrine of the "Enlightenment" which posits as a principle that peoples live in the shadow of ignorance, and that the intelligence must come from the Illuminati who are top of the pyramid. The new revelation is that Truth does not come from the Holy Spirit but from Human Reason incarnated by the Initiates of a small "enlightened avant garde". "The enlightened avant garde of the proletariat" recalls the memories of the global failure of communism at the economic level. Not really a political failure, but a total economic deadlock in the long run. This same enlightened avant-garde triumphs absolutely in the capitalist and liberal West which has, in a little more than half a century, defeated the communist version of the "Enlightenment". This banker and merchant avant-garde hides much more subtly than that of the state of the single party. She cultivates the shadow of the most diverse lodges, while claiming the Enlightenment.
"The art that must disturb" is also the consequence of the revolutionary obsession of the clean slate (Table Rase) and the more recent one, of the Novelty. Ancient Art has always been conceived by the elite as an art that must bring people together around a culture, religious or secular, current and updated, but rooted in the more or less distant past of civilization European.
The Official Contemporary Art which disturbs thus takes exactly the opposite of the aesthetic conceptions of the European civilization. He wants to erase the past of men. It is the testimony of a systematic opposition to all the ethics and aesthetics of previous generations. This doctrine is absurd, destructive, antisocial and anti-democratic, by its absolute dogmatism which consecrates the rights of a certain elite at the expense of those of the peoples.
The ancient societies, under the influence of all major religions, thought in terms of homework. It was perfectly clear to everyone that the duties of men were also the foundation of their rights. "You will not kill", has a direct corollary the right to life.
Naturally the revolutionary Enlightenment took the opposite view of this worldview and the Declarations of Human Rights replaced the Commandments and other Tables of the Law.
But unlike the official speech the rights are not equivalent for everyone. The Enlightened persons have, by definition, rights superior to those of the peoples, and especially that of imposing in all their doctrines. The loop is buckled that goes from a abusive elitist conception of the Enlightenment to state art, insincere, which claims the right to derange the general public. Seek the ideology and you will understand the art or the not art of a society.
As Aude de Kerros points out in "The Hidden Art": "It is noticed every day, a large part of the audience today feels more contemporary with Monet than with Sophie Calle". Official Contemporary Art is a manifest failure of communication. This lack of interest among the general public, which however is still very in Fine Arts museums, is one of the serious problems posed by contemporary non-art, not only aesthetically, but politically, democratically, for the very reason that it is a official art.
It is only unpleasant, when a minority of neurotics alleviate its anarchic tendencies and aggression by graffitanting stupid ugliness on the walls of cities or roads. Because the official art, ugly, absurd and provocative art is contagious. The provocation of the streets responds to the provocation of the peaks of the pyramid.
It would be immaterial that a particular community decides to distinguish itself by inventing for its private use a non-art, ugly, absurd and insincere. It would remain in the realm of individual and collective freedom. Subject to the recurring questions about the underlying financial mechanisms, active tax evasion, and constant public subsidies, the Financial Art of the International Market, the art of the great International Foundations like the Guggenheim Foundation, the art made by the Large auction companies, which remains in the private domain, can be understood, accepted as an individual freedom. A freedom of trade, more than artistic freedom, but why not? Free to the billionaire to buy very expensive a uniformly blue canvas with just a red dot in the center.
Contrariwise an ugly, absurd and insincere, artificial and deceptive art, provocative and disturbing, installed at the level of the rulers, paid by the governed, without any consultation or control possible by the local, regional and national elected representatives, constitutes a problem of society, a problem of democracy.
As Christine Sourgins writes in "The Mirages of Contemporary Art", "the (French) Republic has invented an artistic absolutism". She recalled that the painter Georges Mathieu asked the suppression of the Ministry of Culture, with no doubt with reason while "the price paid by a French museum, with public money, for the acquisition of a contemporary work n ‘ is neither communicated nor communicable".
This Contemporary Art in France is essentially a State Art.
It is the General de Gaulle and his Minister of Culture André Malraux who founded in France the art of State. The idea was not new, it was the thought of Louis XIV who was reactivated after the great period of freedom and pluralism of Modern Art, between 1815 and the Second World War.
With this considerable difference, however, that Louis XIV had power only over the art of Versailles and some royal residences. The aristocracy, the bourgeoisie, the Church freely commissioned the art that suited them, and the provinces were very far from Paris. Under Louis XIV there was only the art of the king, and the King of France was not yet the State.
As soon as De Gaulle was eliminated, following the false revolution of May 1968, his successor, Georges Pompidou, a man trained by the Rotschild Bank, used the Gaullist institutions to put them at the service of the Enlightenment’s globalist ideology. This is how the Pompidou Center (National Center for Art and Culture) is created: the Model Museum of Contemporary Art on which all museums or contemporary art sections of French museums will have to align. A Ministry of Culture quickly tends to become the ministry of culture and the correct art, in line with the ideology that underlies the state.
Christine Sourgins (The Mirages of Contemporary Art) and Aude de Kerros (The Imposture of Contemporary Art) describe very well the mechanisms by which Contemporary Art is imposed in France. "The dominant art is an art of officials, it is decreed in the offices and commissions.The experts of the CA are servants of the State, they cumulate the functions.They are at the option of the careers, directors of museum, art center directors, exhibition curators, art historians, critics, university professors, pillars of buying commissions, jurors of art schools … or they belong to an NGO, as the International Association of Art Critics. The decisions of the DAP (Delegation to the Visual Arts) are taken by administrators without any control of their competence that by the cooptation, without countervailing powers or supervisory authority … These officials have control of purchases (FNAC National Fund of Contemporary Art and FRAC at the regional level) … The cultural bureaucracy is without complexes, since it is generally accepted that the vocation of state aid is to "promote the creation, even bad. " the contemporary is enough to justify everything "Christine Sourgins.

In continental Europe too, Contemporary Art is often a matter of state.
On the other hand, in Anglo-Saxon countries, this art passes a lot through the channels of the big private international foundations. In reality, private or public, state or foundation, the problem is the same: it is still an accredited art, most of the funds is public, directly when it comes from taxes, indirectly when it takes the form tax benefits or subsidies granted by the states.
That private companies pump money from billionaires, with the non-art, can remain private business. But the liberal democratic state must not be left free to do non-art against its population and at its expense.
Contemporary Art is born of a public policy of contempt of the general public, with the money of the general public. He has many commonalities with another non-art: that of street gangs, and it is no coincidence but precisely the result of their common contempt for peoples.

Posted by jean louis mazieres on 2015-01-23 08:03:53

Tagged: , Peintres , Peinture , Painting , Musée , Museum , Museo , Musée Bruxelles , Bruxelles , Brussel , Belgique , Belgium


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